On parle de plus en plus de l’hydrogène comme carburant d’avenir. Une alternative au tout électrique.

En effet, si un véhicule électrique ne rejette pas de CO2, le bilan écologique est tout de même mitigé, en raison de la fabrication des batteries, très polluante et de la production de l’électricité, basées sur des matériaux rares, les énergies fossiles ou le nucléaire. Rarement sur les énergies renouvelables.

Lhyfe, une société nantaise, vient de faire le choix du site de Bouin, dans l’extrême nord-ouest du département de la Vendée, pour y produire de l’hydrogène, mais avec une électricité 100% verte, grâce aux éoliennes situées à proximité.

Le principe est simple : On sépare les molécules d’hydrogène et d’oxygène de l’eau de mer, grâce à l’électrolyse (il faut donc du courant électrique). On garde l’hydrogène, qui sera le carburant liquéfié et on rejette de l’oxygène dans l’atmosphère (comme le feraient des milliers d’arbres).

Mais au lieu d’utiliser pour cela une électricité “sale” produite par le charbon ou le nucléaire, on utilise celle fournie par les éoliennes à proximité. Le résultat, c’est ce que l’on appelle l’hydrogène vert. Un carburant hautement écologique avec un bilan carbone égal à zéro !

Lhyfe et ses partenaires vendéens (notamment le SYDEV) ont plusieurs années d’avance sur les concurrents.

En parallèle, cette expérience pourrait servir d’amplificateur à un tourisme écologique qui ne demande qu’à se développer dans le secteur du Port du Bec à Bouin.

Au final, produire de l’énergie avec simplement de l’eau et du vent, tel est le défi en passe d’être relevé, dès 2021.